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Gustav Klimt, maître du symbolisme

  • 19 oct. 2018
  • 2 min de lecture

Avec son Arbre de Vie, Gustav Klimt embaume nos soirées Happy Paint de spiritualité et féminité. Retour sur le parcours de ce génie du symbolisme.


Klimt, peintre symboliste autrichien, naît le 14 juillet 1862 à Baumgarten près de Vienne et décède le 6 février 1918 à Vienne. Issu d’une famille modeste, d’un père artisan doreur et d’une mère chanteuse lyrique, Gustav Klimt entre en 1876 à l’École des Arts Appliqués de Vienne.


"Quiconque désire me connaître comme artiste - et c'est tout ce qui compte vraiment - doit regarder attentivement mes tableaux et tenter d'y glaner ce que je suis et ce que je veux." Gustav Klimt

En 1879, il débute sa carrière comme décorateur dans l'atelier de Hans Makart, avec son frère Ernst, et son ami Franz Matsch. Il réalise de nombreuses fresques, allégories et emblèmes dans un style néo-classique académique pour des villas, théâtres et édifices publics. La précision de ses portraits est alors renommée. Les qualités artistiques de Klimt sont reconnues officiellement, et il reçoit en 1888 la Croix d'or du mérite artistique de la part de l'empereur François-Joseph 1er.



En 1891, Klimt adhère à l’Association des Artistes créateurs de Vienne. En 1892, grâce au succès remporté par ses fresques pour le Kunsthistorisches Museum, il est pressenti pour décorer les plafonds de l’aula magna (nom donné au grand hall ou au grand amphithéâtre que certaines universités réservent pour des occasions spéciales) de l’université de Vienne par des peintures allégoriques illustrant les trois facultés : la philosophie, la médecine, la jurisprudence.



La fresque intitulée "La philosophie", considérée comme un outrage aux bonnes moeurs, fait scandale. L'artiste choisit de représenter la philosophie sous la forme d'une sphinge aux contours flous, la tête perdue dans les étoiles, tandis qu'autour d'elle se déroule tous les cycles de la vie, de la naissance à la vieillesse, en passant par les étreintes de l'amour. A gauche, à l'avant plan, la "connaissance" revêt les traits d'une femme fatale fixant de ses yeux froids et sombres le spectateur.


«La médecine» est représentée par une femme qui offre son corps, au côté des représentations de la souffrance et de la mort.


la "Jurisprudence", dernier volet de ses peintures pour l’université, est représentée par un criminel en proie à ses instincts, tandis que la justice reste figée et impassible enchâssée dans une mosaïque d'inspiration byzantine.


Ces tableaux offusquent la critique, mais le premier est couronné de la médaille d'or de l'exposition universelle de Paris de 1900. Ces trois oeuvres sont détruites par les nazis en 1945.




À l'occasion de ses premières commandes personnelles, Klimt se dégage des modèles académiques, inspiré par les estampes japonaises, et le symbolisme. Il crée le 3 avril 1897 la Sécession viennoise, groupe d'artistes rompant avec l'académisme. Il fonde également un périodique, Ver Sacrum, reprenant l'activité de ce groupe.



 
 
 

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