Qui est le sulfureux Banksy ?
- 30 nov. 2017
- 2 min de lecture
Coup de projecteur sur l'un des artistes représenté dans les soirées Happy Paint nous avons nommé... Banksy !

Peinture Happy Paint inspirée de Banksy ©Doriane Coelho
Banksy est le pseudonyme de l’un des plus célèbres graffeurs de sa génération. Originaire de Bristol (Angleterre) il arbore à travers ses pochoirs des messages militants et subversifs, en utilisant humour et ironie. Entre les rumeurs sur son identité, ses oeuvres polémiques, ses divers happening, vols et détérioration de ses oeuvres, les scandales autour de l’artiste sont nombreux.
Le graffeur masqué
Sans doute l’affaire la plus mystérieuse autour de Banksy concerne son identité. Plusieurs théories rapprochent l’artiste du groupe Massive Attack. Une analyse avait révélé que les dates des concerts de Massive Attack coïncidaient aux lieux et dates frappées par les pochoirs de l’artiste. D'après des révélations d’un des membres du groupe, Robert Del Naja se cacherait peut-être sous l’identité de Banksy à ses heures perdues... L’artiste ne s’est pour le moment pas prononcé sur le sujet.

Des oeuvres qui font polémiques
Banksy est un provocateur. Il s’est, avant toutes choses, fait connaitre pour ce trait de caractère. On ne compte plus le nombre d’oeuvres subversives qui firent débat.
En 2014, par exemple, la toile s’embrase à la vue d’une oeuvre de Banksy dénonçant la xénophobie. Jugée raciste, l’oeuvre fut recouverte sans même savoir qui en était l’auteur.

Plus récemment c’est l'oeuvre Civilian Drone Strike qui a fait polémique. Sous des airs de dessin d’enfant, l’artiste soutient le mouvement anti-armes américain. Les fruits de la vente de l’oeuvre ont été reversés aux campagnes contre le commerce des armes.

Ses coups de maître
Banksy a l’art de berner son public et de se moquer du marché de l’art.
En 2013 le pochoiriste joue un coup de poker lorsqu’il propose ses oeuvres à 60 dollars sur le bords de la route. Histoire de mener un peu en ridicule un marché spéculatif et pécunier, l’artiste britannique décide d’installer un stand à quelques pas de Central Park. À son bord, un vieux monsieur (le vendeur) et une vingtaine d’œuvres originales (signées de la main de l’artiste), au prix hallucinant de 60 dollars. Recette de fin de journée : seulement 300€ pour des oeuvres qui en valaient pas moins de 20 000 !

Une fois son anti-parc d’attraction Dismaland fermé (plutôt qu’un parc plein d'icônes Disney et de couleurs acidulées, Banksy crée en 2015 un parc désenchanté, des attractions de l’horreur où règnent tristesse et désillusion) les pièces démontées ont été utilisées pour la construction d'abris pour les migrants de calais. Un beau pied de nez au maître du lobbying et de la consommation qu’est devenu l’empire Disney, en faveur d’une cause plus noble qu’est la survie d’exilés politiques.

Banksy est bel et bien l’artiste aux scandales. Toujours est-il qu’il pourrait aussi être l’un des artistes préférés des Anglais... Tel est le cas pour l’une de ses oeuvres, « La Fillette au ballon » (présente dans les soirées Happy Paint ;) ), arrivée en tête du classement des vingt meilleures oeuvres d'art britanniques, selon un sondage réalisé auprès de 2 000 personnes.


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